Glossaire

L’autisme est un câblage différent, générant une cognition et une sensibilité différentes.

La sémantique autour de la maladie, du handicap, perpétue l’ancien paradigme que l’autisme est un dysfonctionnement, un trouble. Je ne l’utilise jamais.

À la place, j’utilise les mots suivants :

Personne autiste au lieu de personne avec autisme / souffrant d’autisme / atteinte d’autisme / porteuse d’autisme,
Évaluation ou identification, au lieu de diagnostic,
Signes, traits au lieu de symptômes,
Condition au lieu de trouble, dysfonctionnement.


Langage que vous rencontrerez de-ci de-là dans ce blog:

NT = neurotypique = une personne qui n’est pas autiste, dont le système neurocognitif est courant ou typique.
Alliste = non-autiste
Autie = personne autiste
Aut = ouvertement autiste (jeu de mot avec out)
Dx = diagnostic

Âû =Âutistic ûnion = signe du mouvement pour la reconnaissance de la culture autiste et pour la défense des droits des personnes autistes. Fait partie du mouvement pour la reconnaissance de la neurodiversité: paradigme progressiste sur l’autisme en tant que neurotype (variant) et non en tant que trouble (maladie).

Autidar : mot de mon invention, contraction de « autistic » et « radar », qui veut dire radar interne qui détecte l’autisme. En présence d’un.e autiste, mon autidar est au max.

Camouflage / Masquer : comportement qui consiste à camoufler son autisme, en s’empêchant sciemment de se comporter ou de s’exprimer de façon autiste, et en imitant scrupuleusement les comportements et la façon de parler des NT. Ce phénomène est plus courant chez les filles/femmes autistes que chez les garçons/hommes. Ces efforts peuvent aider sur les plans social et professionnel, mais ils peuvent aussi causer de graves préjudices psychologiques. Et retarder l’évaluation.

Diagnostic rétrospectif : identification de l’autisme d’une personne du passé, en s’appuyant sur des connaissances, méthodes et classifications médicales actuelles.

Intérêt spécial (abréviation: IS) : centre d’intérêt intense, obsessionnel. De nombreux autistes ont un niveau d’intérêt très concentré sur des sujets particuliers. Certains intérêts spéciaux commencent dès l’enfance, mais certains apparaissent plus tard dans la vie. Ces intérêts peuvent varier, aller et venir, disparaître, durer de quelques jours à quelques décennies.

Meltdown : effondrement psycho-sensoriel. Ce qui arrive lorsque nos sens sont saturés, les stimuli nous font mal, notre frustration de ne pas comprendre (ex: pas assez de précision) ou être compris devient insupportable. Se manifeste différemment selon les personnes : pleurs, tremblements, mutisme, cris, position recroquevillée voire du fœtus, auto-mutilation, agressivité. Nous mettons des heures à nous remettre d’un effondrement, selon son intensité.

Neurodiversité : concept (approche, philosophie, principe) qui stipule que la diversité humaine se situe également au niveau de la neurologie et la neurosensorialité. Il ne s’agit pas de maladies, de dysfonctionnement ou de troubles, mais réellement de câblages différents du cerveau. La réception de l’information est reçue, traitée et exprimée différemment, à l’image des systèmes d’exploitation des ordinateurs (Windows et IOS) qui gèrent de façon radicalement différente l’information en séquentiel ou dynamique. Mais les deux fonctionnent.

Stimming (auto-stimulation en français), déclinaison de « to stim » (qui dérive de « self-stimulation »)
Il s’agit de la répétition de mouvements physiques, sons, mots ou d’objets, pour canaliser sa tension interne.
Parmi les exemples les plus courants on peut citer : secouer ses mains, frapper ses mains, se balancer, cligner des yeux souvent ou intensément, marcher de long en large, se taper la tête, répéter des bruits ou des mots, claquer les doigts, faire tourner des objets (spinners).

Synesthésie : condition neurologique qui se traduit par une connexion ou une fusion des sens (ou de voies cognitives) qui ne sont normalement pas connectés. La stimulation d’un sens provoque un stimulus d’un ou plusieurs autres sens (ou voies cognitives). Par exemple, une personne synesthète peut entendre les couleurs ou voir les sons.



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